Ce n’est pas une surprise. On le savait déjà, les grandes entreprises supportent mal de ne pas maîtriser l’ensemble de leur communication. Elles ont bien noté que les contenus dont elles ne sont pas à l’origine ont une influence, pas toujours positive, sur leur image. Lorsque ces contenus sont générés par des auteurs "non autorisés" dans une encyclopédie collaborative comme Wikipédia et que ces contenus sont particulièrement accessibles grâce à un excellent au positionnement dans les moteurs de recherche, l’affaire revêt un caractère de la plus haute importance.

La valeur d’une marque est fortement soumise à la réputation de l’entreprise qui la promeut. Dans un monde où la communication se diffuse à la vitesse de la lumière, au travers des contenus internet, il est crucial d’observer comment une mlarque est perçue et, si possible, de fournir soi-même un contenu "conforme".

Lorsque certains site comme Wikipédia, qui jouissent d’une certaine "influence" (au sens des nouveaux médias influents) et d’une vraie crédibilité, principalement du fait de leur indépendance par rapport leur sujet, se trouvent en concurrence directe avec les sites d’entreprise sur Google, celles-ci n’y voient pas que du positif.

Constatant cet état de fait l’agence de communication Euro RSCG a réalisé une étude (téléchargeable ici sur le site du Nouvel Observateur) sur ce phénomène.

Il en ressort par exemple que 39 entreprises du CAC 40 voient l’article de Wikipédia les concernant positionné dès la première page de Google.

Euro RSCG propose donc de permettre aux entités concernées par un article de l’encyclopédie collaborative d’ajouter des mentions dont elles sont à l’origine, de façon officielle et clairement identifiable, afin de contrebalancer d’éventuelles informations qu’elles jugent inexactes. Une espèce de NDLE (Note De L’Editeur).

Faut-il y voir un lien avec l’annonce, à la fin de l’an dernier, par Google de la création d’une encyclopédie dont le contenu est rédigé par des "experts" ? Toujours est-il que cette solution permettrait à Google de reprendre la main sur le positionnement insolent de Wikipédia et de rassurer les entreprises qui sont tout de même ses principaux clients.

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