Transcription vidéo du billet

Je vous l’accorde, on tourne un peu en rond, sur ce blog depuis quelques semaines. Du Seesmic par-ci, du Seesmic par-là… Mais ce n’est pas entièrement de ma faute. L’outil, l’expérience et les hommes qui le sous-tendent sont captivants. Objectivement captivants.

Et puis c’est pas tous les jours qu’un frenchie fait son trou dans la Silicon Valley. Enfin, si…  Y’en a déjà eu quelques-un… Mais pas avec un ego et un sens du self branding aussi prononcés. C’est toute la différence.

L’addiction fait donc partie des gènes de Seesmic. Par nature, il exige une disponibilité importante. C’est d’ailleurs à mon avis un de ses gros défauts : comment participer à une conversation sans remonter le fil et consulter les interventions pour en connaître la teneur ?
Un système de conversation en temps-réel (du genre télé-conférence) permettrait déjà d’éviter les inconvénients du différé. Mais alors, on perd ce bien précieux qu’est le "temps de la réflexion". Aujourd’hui, dans Seesmic, on peut prendre le temps et préparer une réponse qui tient la route, intelligente et intéreressante… Et tout… Et tout…. "Je répond ?", "Il a dit quoi, à la fin de son post ?". On dit moins de bêtises, c’est sûr. On peut même supprimer son enregistrement après l’avoir envoyé.

Mais voilà, il faut du temps pour utiliser Seesmic. Du temps qu’il faut bien prendre sur ses activités extra-professionnelles puisque le temps professionnel est déjà largement occupé !

Loïc Le Meur, lui, a répondu à cette problématique. Il a décidé de faire de son temps professionnel du temps personnel pour ne pas avoir à faire l’inverse.

Par nature, il me semble que Loïc – que les autres Loïc me pardonnent mais dans le secteur des NTIC, quand on parle de Loïc, ce ne peut être que de ce Loïc-là – aime (a besoin ?) de s’exposer. Il a basé la politique de communication de Seesmic sur une exposition importante de sa personne, probablement pour obtenir des autres qu’à leur tour ils s’exposent. On appelle ça le self-branding.

Il semble par ailleurs convaincu que cette forme de communication est amenée à prendre une place très importante à l’avenir. Ce qui justifie cette nouvelle aventure entrepreneuriale.

On sait que qui s’expose donne du grain à moudre à la critique et aux amuseurs publiques. Quel homme politique ne s’est-il jamais réjoui de découvrir sa marionnette aux guignols de l’info ou de se voir imité par Nicolas Canteloup ou Laurent Gerra. Même raillé on préfère être parodié que de ne pas être du tout. Exister médiatiquement. Voilà le graal.

Et bien c’est chose faite pour Loïc Le Meur. Ca se passe en Californie, bien sûr, et c’est Loren Feldman qui s’y colle.

Créateur de la marionnette Shel Israel, commentateur impertinent de la vie de la Silicon Valley, il se moque ici de l’image que renvoie Loïc Le Meur dans les médias : un français à l’accent redoutable dont les journées sont remplies d’activités formidables qu’il faut absolument partager. En n’oubliant pas de citer au moins une fois le mot "seesmic".

Je vous laisse déguster…

Vidéo «1938 Media»

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