La mondialisation, pour aussi inquiétante qu’elle est, a parfois des formes bien malicieuses. Autant l’aborder avec le sourire lorsque l’occasion se présente, surtout lorsque la chose est issue d’Asie, notre grand rival en terme de mondialisation.

Je ne me doutais pas, en ce mercredi après-midi, au hasard d’une promenade dans le 13ème arrondissement, qu’un viet-namien facécieux aurait l’outrecuidance d’oser dévoyer un nom aussi précieux que celui du nectar d’une région chère à mon coeur, la Franche-Comté.

Je savais ce peuple coulant et prompt à se fondre (pardon pour les jeux de mots faciles) dans la société qui les accueille. Mais là, ils y sont allé fort : appeler un restaurant asiatique du nom d’un fromage ô combien enraciné dans nos régions française c’est, sans conteste, une preuve d’intégration réussie.

On pardonnera à ce pauvre restaurateur l’erreur sémantique de sa traduction, probablement causée par les discordances phonétiques de nos langues respectives. En effet, il aura certainement entendu Couanecaillotte lorsque, solidement atablé dans une de ces auberges de montagne, on lui présenta le pot étoilé contenant la potion magique des comtois.

Rendons hommage à ce peuple qui sait toujours anticiper les modes européennes et qui ne recule devant aucun sacrifice (même pas les voyages d’études à travers nos campagnes) pur humer la bonne idée. Ce restaurateur-là a bien senti l’importance du régionalisme dans nos comportements d’achat.

1 comment

  1. l'épicier Normand 2 mai 2008 at 11:27

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    Excellent !

    Tout aussi excellent que la Kan Koi Yotte (Nature) !

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