Edit : Apple annonce une conférence de presse demain vendredi pour répondre aux interrogations concernant les problèmes de l'iPhone 4.

Ce titre n'est pas un jeu de mots sur les fruits interdits mais une vraie question qui se pose suite aux derniers déboires de la firme de Steve Jobs.

La sortie en fanfare de l'iPhone 4, qui a suivi de près l'énorme succès de l'iPad (1 million d'exemplaires par mois), s'assortit ces derniers jours d'une véritable polémique sur la qualité de réception. Vous en avez certainement entendu parler : le contact de la peau sur un endroit du cerclage métallique de l'iPhone 4 crée des perturbations sur la réception du réseau téléphonique.

Après avoir minimisé l'affaire en indiquant qu'il s'agissait d'une erreur d'affichage de la force du signal (les fameuses briques) Apple est aujourd'hui contraint de se pencher sérieusement sur le problème. Sa crédibilité en dépend.

De nombreux tests et des plaintes ont convaincu Apple de programmer une mise à jour logicielle qui n'a pas été publiée à ce jour. En effet, lundi, la Consumer Association, association influente de consommateurs aux Etats-Unis, a publié un rapport sur l'iPhone 4 qui abouti, ni plus ni moins, à déconseiller l'utilisation de ce téléphone. Un véritable coup de tonerre. On peut comprendre. Apple a basé sa réputation sur la création de produits d'excellence. Il est donc inacceptable qu'un téléphone de la marque de Cupertino présente des défauts, certes pas rédhibitoires puisqu'une coque permet de contourner le problème, sur sa fonction première : la téléphonie.

Pressée de toute part, Apple semble aujourd'hui convenir qu'il pourrait s'agir d'un problème matériel. Et là, on voit mal comment régler définitivement le problème autrement qu'en rappelant l'ensemble des modèles en circulation à ce jour. Même si la Consumer Association recommande à Apple de fournir une coque gratuite avec chaque appareil, les dégâts en terme d'image sont considérables.

On peut, en tout état de cause, se demander comment la firme de Steve Jobs a pû laisser passer un tel problème lors de ses tests avant distribution. Certes les prototypes étaient systématiquement camouflés sous des coques pour ne pas être identifiables, mais on a peine à croire qu'une batterie de tests n'a pas été effectuée, à tous les niveaux. Steve Jobs a su faire de la marque à la pomme une formidable machine à rêve. Il a insufflé son esprit visionnaire et positionné Apple sur un marché où l'élite, séduite, devient prescripteur pour le grand public. Le succès indiscutable des précédentes versions de l'iPhone et dernièrement de l'iPad ont-ils fait baisser la garde ? Les difficultés logistiques d'approvisionnement et de production ont-elles poussé au compromis sur les processus qualité ? Ce sont des éventualités qu'il ne faut pas écarter. On en saura plus dans les jours qui viennent et nul doute que Steve Jobs, qui incarne tout autant le succès que l'échec tant il est charismatique, saura trouver la bonne solution et transformer ce revers en atout.

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